Contexte territorial

Contexte Territorial de la Région d’Oriental

 

Située au Nord-Est du Maroc, la Région de l'Oriental s'étend sur 82.820 km2, soit 11,6% du territoire national. Elle est la troisième plus grande région du Royaume. La région de l’Oriental est limitée au nord par la Méditerranée, à l’ouest par les provinces d’Alhoceima, Taza et Boulemane, à l’est et au sud-est par l’Algérie et au sud-ouest par la province d’Errachidia. Sur le plan administratif, la région de l’Oriental compte une préfecture et 6 provinces, composées au total de 114 communes (87 communes rurales réparties sur 15 cercles et 27 communes urbaines), ce qui représente 7,5% environ de l’ensemble des communes du pays (1.503 communes rurales et urbaines). Selon les projections démographiques du Centre des Etudes et des Recherches Démographiques du Haut Commissariat au Plan, la population de la région a atteint un peu plus de 2 millions d’habitants en 2013, soit l’équivalent de 6,2% du total de la population du Royaume. La densité de la population a atteint 24,3 habitant/km² contre 44,8 à l’échelle nationale. La région de l’Oriental dispose d’importantes potentialités naturelles, humaines et économiques qui, exploitées de manière rationnelle et intégrée, sont susceptibles de lui assurer un développement soutenu et cohérent. La région dispose aussi d’une économie diversifiée comprenant des secteurs productifs d’une importance cruciale dont en premier lieu le secteur agricole suivi du secteur industriel et énergétique, sans pour autant oublier le secteur du tourisme qui jouera dans les prochaines années un rôle essentiel dans l’essor économique et social de la région. Cependant, il est à signaler que de nombreuses ressources économiques et naturelles dont dispose la région nécessitent encore d’importants efforts pour leur mise en valeur dans le cadre d’une stratégie régionale intégrée de développement économique. Les grands problèmes auxquels fait face la région résident dans la pression démographique sur les centres urbains aux dépens d’une baisse non négligeable de la population rurale, la succession d’années de sécheresse avec leur impact négatif sur la plupart des activités agricoles notamment l’élevage et la production de céréales, en plus de la baisse des ressources en eaux superficielles et souterraines et la détérioration du couvert végétal