Contexte territorial

Contexte Territorial de la Région Fès- Meknès -Meknès  

 

Naissant du dernier découpage de 2015, le territoire régional de Fès Meknès a le privilège de bénéficier de conditions naturelles d’infrastructures extrêmement avantageuses. Non seulement la région jouit d’un environnement rural parmi les plus riches et les plus valorisés du Maroc, mais elle est aussi judicieusement localisée dans les réseaux des voies de communication modernes du Maroc. Elle est le théâtre d’importantes mutations spatiales et économiques qui ont peu d’équivalent dans les autres régions du pays. Cette réalité est le résultat d’un certain nombre d’atouts naturels et humains.

La région Fès-Meknès, est constituée des 2 préfectures de Fès et Meknès et des 7 provinces de Sefrou, Boulemane, Moulay Yacoub, Ifrane, El hajeb, Taza et Taounate. Elle couvre une superficie de 39.027 Km2 soit 5.5% de la superficie totale du Royaume. Cette région issue du dernier découpage comptait en l’an 2014, 4.236.892 habitants (soit 12,5% de la population totale du pays selon le dernier recensement général de la population). Elle se caractérise par une densité élevée qui la place au 5éme rang après la région de Casablanca-Settat, la région de Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan- Hoceima et celle de Marrakech-Safi.3

Selon les milieux, la région de Fès-Meknès enregistre une progression importante de la population urbaine qui surpasse la population rurale, particulièrement dans les préfectures de Fès et de Meknès. Le taux d'urbanisation y est plus accentué alors que dans les provinces de Taounate, My Yakoub et boulemane, c’est l’inverse. La proportion de la population rurale dans ces trois provinces est respectivement de l’ordre de 87%, 85.6% et 66.8%.

 

Dans l’ensemble, il convient de noter que la région se caractérise par une croissance démographique soutenue et par une structure jeune (68.9 % de la population ont moins de 40 ans) et dynamique (46.4 % sont en âge d’activité).

Elle connaît en outre une forte migration. Fès et Meknès attirent à elles seules la majorité de la population migrante vers les villes de la région toutes origines confondues4, et particulièrement celles provenant des provinces de Taounate et de Taza qui ont enregistré un TAMA négatif entre 2004 et 2014.